Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


vendredi 17 mars 2017

CRUELLE EST LA NUIT

CRUELLE EST LA NUIT
(Cruelle est la Nuit)

Réalisateur : Alan Deprez
Année : 2016
Scénariste : Alan Deprez
Pays : Belgique
Genre : Court-métrage, gore, X
Interdiction : -16 ans
Avec : Kevin Dudjasienski, Bertrand Leplae, Arnaud Bronsart, Pascal Gruselle, Sabrina Sweet...



L'HISTOIRE : À la faveur d’une nuit noire, les activistes d’Aetna partent en mission, avec pour objectif l’assassinat d’une personnalité trouble et médiatique. Leur cible ? L’homme politique véreux Hein Stavros. Mais lorsqu’ils débarquent dans son loft cossu, ils se retrouvent en pleine partie fine. Inutile de préciser que les choses ne vont pas tarder à dégénérer...

MON AVIS : Le talentueux Alan Deprez est bien connu des fans de cinéma bis puisque le jeune homme écrit dans divers fanzines et magazines du genre, tels Medusa, Métaluna, CinemagFantastique, Mad Movies ou Darkness Fanzine entre autres. Passionné également par le cinéma érotique et pornographique, il a également rédigé des articles pour Hot Vidéo ou Lui. Le cinéma étant donc sa passion, il passe derrière la caméra pour deux courts-métrages de genre, Ab Aeterno en 2010 et Erotomania en 2012, dans lesquels il mélange fantastique, horreur et érotisme. En 2016, il se lance dans un nouveau projet avec le court-métrage Cruelle est la Nuit et lance une campagne participative Ulule pour obtenir des fonds et offrir aux spectateurs une oeuvre de qualité. A l'arrivée, Cruelle est la Nuit tient ses promesses. En une vingtaine de minutes, Alan Deprez nous offre de la violence, du sexe non simulée, du gore et de la tripaille au cours de cette virée nocturne qui va vite déraper. Un peu à la manière d'Alex et ses droogs dans Orange Mécanique, mais avec une réelle raison d'user de la violence quand les voyous chez Kubrick ne le faisait que par pur plaisir, le trio mis en scène par Alan Deprez va donc s'armer sobrement (pistolet, batte de baseball en acier, chaîne) afin d'aller casser la gueule, voir plus si affinités, à un politicien véreux et corrompu qui nage dans l'oseille quand le petit peuple crève de faim. L'argument politique tient à cœur principalement au leader du groupe, ses deux acolytes ne semblant pas aussi impliqués que lui dans cette virée sanglante et semblant rechercher avant tout les émotions fortes. Dotée d'une belle mise en scène et d'une photographie élégante, Cruelle est la Nuit s'engouffre dans les tréfonds de l'âme humaine à travers des monologues et des dialogues qui apportent un plus indéniable à ce court-métrage, qui m'a fait penser par certains aspects au cinéma définitif de Gaspar Noé. La mission punitive de notre trio d'anti-héros va se voir légèrement perturbée une fois chez la victime, ce dernier accueillant dans son appartement on ne peut plus luxueux quelques amis libidineux qui gèrent tranquillement une petite orgie dont Alan Deprez ne nous cache rien. Fellation, masturbation, vision des sexes, la caméra se fait frontale et ne cherche pas à occulter cette partie fine, la victime elle-même s'adonnant aux charmes des pratiques de domination et de SM. L'ex porno star Sabrina Sweet s'invite d'ailleurs à la fête et se verra titiller par l'un des membres de notre trio, qui ne se doute sûrement de la petite surprise qu'elle lui a réservé. La violence n'est pas en reste et l'équipe des effets-spéciaux (Squid Lab) s'en donne à cœur joie pour notre plus grand plaisir. Avec de faibles moyens, Alan Deprez a réussi son pari : nous offrir un court-métrage de qualité puisant dans son univers fait de sexe et de violence. Dans l'ensemble, Cruelle est la Nuit remplit admirablement bien son contrat et porte bien son titre ! A découvrir sans tarder tout en étant réserver à un public averti ! Je souhaite à Alan Deprez une bonne continuation et des budgets de plus en plus élevés pour que puisse se développer encore plus son talent.

NOTE : 4/6



mardi 14 mars 2017

CRÉPUSCULE

CRÉPUSCULE
(Sundown)

Réalisateur : Henry Hathaway
Année : 1941
Scénariste : Barré Lyndon
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame, guerre
Interdiction : /
Avec : Gene Tierney, Bruce Cabot, George Sanders, Joseph Calleia, Carl Esmond...



L'HISTOIRE : Une petite garnison anglaise située au Kenya et commandée par William Crawford doit faire face à la menace que représente une tribu locale armée secrètement par les allemands. Le major Coombes viendra en renfort sur le terrain. L'arrivée de Zia, une belle métisse, qui voyage avec une caravane de chameaux, va éveiller les soupçons des militaires qui se demandent si elle n'a pas un rôle dans ce trafic d'armes...

MON AVIS : Gene Tierney, Bruce Cabot, George Sanders, dirigés par Henry Hathaway, voici un programme plutôt sympathique et il le sera effectivement. Avec Crépuscule, le réalisateur de Niagara, du Carrefour de la Mort, de Prince Vaillant ou de 100 dollars pour un shérif entre autres nous offre un divertissement de qualité, mêlant aventure, romance, action, trahison, complot sur fond de drame et de guerre et glorifie par la même occasion l'Angleterre et le mérite des soldats luttant face à l'envahisseur. Rappelons que le film date de 1941 et qu'on est en pleine seconde Guerre Mondiale, d'où cet aspect patriotique fortement présent. Si les relations entre les divers personnages sont présentées de manière simple, typique du film d'aventure, Crépuscule n'en oublie pas de se montrer plus réaliste et sérieux lorsqu'il traite de questions plus politiques, à l'image du puissant discours d'un des personnages principaux qui explique quel est l'enjeu pour l'envahisseur de dominer l'Afrique, plateforme terrestre entourée de divers océans. Un jeu de miroir intéressant même si c'est bien le divertissement qui prédomine. Si Bruce Cabot et George Sanders se partagent les rôles masculins principaux avec aisance, c'est bel et bien la sublime Gene Tierney qui tient le haut du pavé, illuminant chaque séquence dans laquelle elle apparaît de sa beauté. L'actrice, qui était souvent choisie au début de sa carrière pour interpréter des personnages de femmes à l'aspect un peu exotique, est ici des plus séduisantes, vêtue d'une tenue orientale qui lui va à ravir. Elle interprète un personnage-clé, parfois ambiguë, et ce, afin de nourrir le film d'un peu de suspense. On parle quand même d'un important trafic d'armes et on aimerait bien savoir quelle est l'odieuse personne qui a rallié le camp ennemi. Est-ce l'un des amis de Crawford, qui envoie un message dans son dos pour annuler sa demande d'aller à la rencontre d'une tribu ennemie ? Est-ce le prisonnier italien qui s'est rendu afin d'infiltrer la garnison ? Est-ce le militaire hollandais fraîchement débarqué de nulle part ? Ou serait-ce la mystérieuse Zia qui servirait de passeuse avec sa caravane de chameaux destinée à faire du commerce ? Henry Hathaway joue avec ces questions de manière habile, ponctue son film de séquences de combats dans de jolis décors naturels, use de l'humour mais aussi du mélodrame. Certes, on a connu Hathaway plus en forme, moins classique dans sa mise en scène et Crépuscule n'est pas à classer dans les immanquables de ce réalisateur. Mais pour ceux qui veulent voir un joli film d'aventure teinté d'espionnage avec un petit côté "serial" et admirer les beaux yeux de Gene Tierney, ne passez pas votre chemin ! Dépaysement garanti !

* Disponible en DVD (VOSTF) chez ARTUS FILMS

NOTE : 4/6





lundi 6 mars 2017

LOGAN

LOGAN
(Logan)

Réalisateur : James Mangold
Année : 2017
Scénariste : Scott Frank, James Mangold, Michael Green
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame, Fantastique, Super-héros
Interdiction : -12 ans
Avec : Hugh Jackman, Patrick Stewart, Dafne Keen, Boyd Holbrook, Stephen Merchant...



L'HISTOIRE : Dans un futur proche, un certain Logan, devenu chauffeur de luxe, s’occupe d’un Professeur Xavier souffrant, dans un lieu gardé secret à la frontière Mexicaine et avec l'aide de Caliban. Mais les tentatives de Logan pour se retrancher du monde et rompre avec son passé vont s'amenuiser lorsqu’une Laura, une jeune mutante traquée par de sombres individus, va se retrouver soudainement face à lui...

MON AVIS : Les films de super-héros, on en mange à toutes les sauces depuis quelques années déjà. Héros Marvel ou héros DC, choisissez ou non votre camp, inondent les écrans de manière plus ou moins glorieuse. Certains réalisateurs tentent de nous offrir un peu d'originalité (Deadpool, Les Gardiens de la Galaxie), d'autres tentent de proposer un spectacle plus adulte (WatchmenCaptain America, Captain America et le Soldat de l'Hiver), la plupart misent sur le grand spectacle avant tout (Spiderman, Avengers, Iron Man...), spectacle si possible destiné à toute la famille et évitant la violence frontale pour amasser plus d'argent. Quelques réussites (X-men, X-Men 2, Spiderman 2...) côtoient de franches déceptions (Catwoman, Daredevil, Green Lantern...) et chaque nouveau film annoncé laisse présager du pire ou du meilleur mais quasiment tous veulent conserver l'aspect familial pour toucher le plus grand nombre de spectateur. Nul doute que la vision de Logan va remettre les pendules à l'heure et dire que ce film tient du quasi miracle n'est pas exagéré. Car oui, on tient avec cette perle de James Mangold un film mâture, clairement pas destiné à un jeune public tant il se montre sombre, nihiliste et terriblement violent. On est ici à des années lumières d'un film comme Avengers. Il suffit d'ailleurs de lire les critiques virulentes sur Allociné pour s'en convaincre : "Ce n'est pas un film de super-héros, et c'est indigne d'un Marvel", "Manque d'action pour un film aussi long", "Rien à voir avec les Marvel habituels" et j'en passe. Ils n'ont d'ailleurs pas tort en fait. Oui Logan n'est pas un film de super-héros. Oui, Logan dure 2h27 et les séquences de dialogues et d'ambiances sont légions. Logan, c'est avant tout un film dramatique, quasi intimiste, ponctué de scènes ultra-violentes d'une intensité jamais vu dans une adaptation Marvel et on saluera la ténacité du réalisateur pour avoir réussi à imposer sa vision au studio. Si le scénario n'est pas non plus exceptionnel, il propose en tout cas assez de rebondissements et d'émotions pour que les 2h27 passent comme une lettre à la poste. Hugh Jackman est magistral, Patrick Stewart époustouflant. Ces deux acteurs sont à leur apogée dans Logan. Et que dire de la prestation de la jeune Dafne Keen, parfaite dans ce rôle physique. Par certain aspect, on retrouve dans Logan ce qui faisait le charme du jeu vidéo The Last of Us. Joël, ce vieil homme fatigué, obligé de se battre pour protéger Ellie, on le retrouve dans le personnage de Logan et dans ses mésaventures. Ce qui également fortement appréciable dans Logan, c'est qu'on ne nous propose pas cinquante héros ou méchants différents. Le film se concentre vraiment sur son personnage principal et prend un réel plaisir à le suivre dans son pèlerinage qui ne sera pas de tout repos. James Mangold aime les personnages qu'il met en scène, c'est indéniable. Honnêtement, Logan, c'est une claque dans la gueule, légèrement amoindri dans son dernier acte avec les enfants, mais qui trouve une magnifique conclusion avec une dernière image qui nous met la larme à l’œil. Assurément le meilleur film avec un Wolverine humain et brutal, et un vrai moment de cinéma en état de grâce.

NOTE : 5/6




mardi 28 février 2017

ROCK' N ROLL

ROCK' N ROLL
(Rock' n Roll)

Réalisateur : Guillaume Canet
Année : 2017
Scénariste : Guillaume Canet, Rodolphe Lauga, Philippe Lefebvre
Pays : France
Genre : Comédie
Interdiction : /
Avec : Guillaume Canet, Marion Cotillard, Philippe Lefebvre, Gilles Lellouche...



L'HISTOIRE : Guillaume Canet, 43 ans, est épanoui dans sa vie, il a tout pour être heureux. Sur un tournage, une jolie comédienne de 20 ans va le stopper net dans son élan, en lui apprenant qu’il n’est pas très « Rock », qu’il ne l’a d’ailleurs jamais vraiment été, et pour l’achever, qu’il a beaucoup chuté dans la «liste» des acteurs qu’on aimerait bien se taper. Sa vie de famille avec Marion, son fils, sa maison de campagne, ses chevaux, lui donnent une image ringarde et plus vraiment sexy. Guillaume a compris qu’il y a urgence à tout changer. Et il va aller loin, très loin, sous le regard médusé et impuissant de son entourage...

MON AVIS : Une bonne bouffée d'air frais dans le paysage marqueté et codifié de la comédie française que ce Rock' n Roll de Guillaume Canet. Les paparazzis et les accro aux magazines people veulent savoir comment ça se passe chez Marion Cotillard et Guillaume Canet ? Eh bien ce dernier va répondre à leurs attentes en ouvrant les portes de son appartement et en mettant face à la caméra sa femme, son fils, sa mère, ses amis, ses producteurs, son agent et j'en passe, le tout sur un postulat simple mais efficace : la crise de la quarantaine. Ne se prenant jamais au sérieux, Guillaume Canet se moque ouvertement de lui, de son côté "gendre idéal" et va, à travers son film qui ne recule devant rien et s'autorise tout, tenter de casser cette image en adoptant une attitude "rock'n roll" ! Tout démarre par une interview qu'il donne au côté de Camille Rowe, sa partenaire dans le film qu'un de ses amis tourne actuellement. La jeune comédienne évoque le fait que Guillaume mène désormais une vie tranquille avec sa femme et son fils et que ses quarante ans n'en font plus un fantasme chez la gent féminine. Une simple remarque qui déboussole totalement le comédien qui ne comprend pas qu'on puisse le cataloguer chez "les vieux acteurs". A partir de cette sorte de prise de conscience, le film n'arrête plus d'en faire des tonnes et nous amuse souvent, ne reculant devant aucun excès, de l'exploration de la prostate de Canet, des soirées beuveries où il essaye de rester "dans le coup" jusqu'à sa tentative de rajeunir via la chirurgie esthétique, le tout provoquant l'incrédulité de son entourage qui pense que le comédien a tout simplement pété les plombs ! Certains dialogues, certaines situations sont à mourir de rire et on sent que toute l'équipe du film, du casting aux techniciens, a pris un réel plaisir à s'auto-parodier et à verser dans le délire total, tout en menant une réflexion intelligente sur le temps qui passe et comment on est perçu année après année. Le film a peut-être pour défaut d'être un peu trop long, de jouer parfois un peu trop sur les clichés (Johnny Hallyday qui, face à sa cheminée, balance un "je vais allumer le feu") ou les blagues faciles mais dans l'ensemble, c'est quand même bien original et irrespectueux. Et puis il y a cette dernière demi-heure totalement invraisemblable, où on se dit qu'effectivement, Guillaume Canet a vraiment pété les plombs ! On nage dans le non-sensique à un tel point qu'on ne sait plus comment réagir face aux images proposées, je vous laisse la surprise. En tout cas, voilà une belle prise de risque de la part de cet acteur / réalisateur, qui n'hésite pas à sortir des sentiers battus pour tenter de proposer quelque chose de neuf et d'original. Une bonne surprise !

NOTE : 4/6




  

lundi 27 février 2017

LE CERCLE - RINGS

LE CERCLE - RINGS
(Rings)

Réalisateur : F. Javier Gutiérrez
Année : 2017
Scénariste : David Loucka, Jacob Estes, Akiva Goldsman
Pays : Etats-Unis
Genre : Epouvante
Interdiction : -12 ans
Avec : Matilda Anna Ingrid Lutz, Alex Roe, Johnny Galecki, Vincent D'Onofrio...



L'HISTOIRE : Julia s'inquiète pour son petit ami Holt lorsque ce dernier commence à s’intéresser aux mystères entourant une vidéo censée tuer celui qui la regarde 7 jours après l’avoir visionnée. Après avoir été témoin de la mort d'une femme ayant visionné la vidéo, Julia découvre que Holt l'a aussi regardé et qu'il lui reste peu de temps à vivre. Elle se sacrifie pour le sauver et visionne la copie qu'il a enregistré afin de devenir la nouvelle cible de la malédiction. Elle a désormais 7 jours pour trouver une explication à cette vidéo mortelle et découvrir son terrifiant secret...

MON AVIS : Le succès du film japonais Ring a évidemment résonné aux oreilles des producteurs américains qui en ont fait un remake à leur sauce en 2002 avec Le Cercle de Gore Verbinski, réalisateur de Pirates des Caraïbes ou plus récemment du très bon A Cure for Life. En 2005, c'est Hideo Nakata lui-même, metteur en scène du film original, qui se voit confier la caméra afin de mettre en scène la suite des aventures de Samara dans Le Cercle 2. Il a fallu attendre douze ans pour que Samara fasse son retour au cinéma avec ce troisième film intitulé Le Cercle - Rings. L'histoire se déroule d'ailleurs treize ans après les événements du second chapitre. L'actrice Naomi Watts a laissé sa place à la jeune comédienne italienne Matilda Lutz, qui joue le rôle de Julia. Une actrice prometteuse et qui s'en sort franchement bien ici, portant littéralement le film sur ses épaules. C'est à elle qu'incombe de découvrir l'origine de la "vidéo qui tue" et de tenter de mettre un terme à cette terrible malédiction. Technologie moderne oblige, les traditionnels magnétoscopes et cassettes VHS ont fait place dans Le Cercle - Rings aux téléphones portables et vidéos YouTube, ce qui permet de propager la malédiction encore plus rapidement et de faire beaucoup plus de victimes. A ce titre, la séquence d'introduction dans un avion est assez percutante, avec la vidéo maudite s'affichant sur tous les petits écrans situés sur les sièges des passagers ! Avec internet, Samara peut donc s'introduire chez n'importe qui et ce, à grande échelle. Autre bonne idée du film, cette espèce de club étudiant façon secte géré par un professeur qui fait visionner la vidéo maudite à ses élèves et trouve des "suiveurs" qui accepte de la regarder pour lever la malédiction et se l'approprier et ainsi de suite. Des photos de ceux qui ont visionné la vidéo sont affichées sur les murs avec en dessous un compteur décomptant les sept jours qui leur reste à vivre, jusqu'à ce qu'un "suiveur" ne prenne leur place. Tout ça dans le but de mener une enquête sur les origines de la vidéo et d'en percer les mystères mais aussi, et surtout, de mener une étude sur la Mort et la persistance de l'âme. Ce troisième chapitre nous dévoilera également les origines de Samara, nous apprendra des nouveautés sur le pourquoi de sa courte vie sur Terre et sur le pourquoi de la malédiction. Pas mal de jump-scares sont au programme et certaines séquences feront frissonner à coup sûr les néophytes (celle de la tombe par exemple) car le réalisateur F. Javier Gutiérrez se montre assez doué pour faire monter la tension et jouer avec la peur. Il soigne particulièrement les apparitions de Samara et on retiendra celle dans laquelle notre méchant spectre s'extirpe d'un écran plat tombé sur le sol. Une séquence bien flippante et habilement mise en images. Si Le Cercle - Rings s'avère un thriller d'épouvante vraiment honnête, correctement réalisé et servi par un casting bien en place (notamment Vincent D'Onofrio en aveugle), il faut tout de même reconnaître qu'il n'y a rien de vraiment nouveau au royaume des fantômes aux cheveux longs ! On est dans le vu et revu, même si l'histoire sur la naissance de Samara est plutôt bien trouvée et que l'idée de mettre "un film dans le film" n'est pas mal non plus (d'où le "S" à Rings). Le Cercle - Rings est loin d'être un navet en tout cas. On est très loin du monument de terreur qu'était Ring mais ça se laisse regarder sans souci, sans être transcendant...

NOTE : 3/6



mercredi 22 février 2017

A CURE FOR LIFE

A CURE FOR LIFE
(A Cure for Wellness)

Réalisateur : Gore Verbinski
Année : 2017
Scénariste : Justin Haythe
Pays : Etats-Unis, Allemagne
Genre : Thriller, épouvante
Interdiction : -12 ans
Avec : Dane DeHaan, Jason Isaacs, Mia Goth, Celia Imrie...



L'HISTOIRE : Lockhart, jeune cadre ambitieux, est chargé d'une mission de rapatriement d'un de ses supérieurs, parti dans un mystérieux centre de bien-être en Suisse. Pris au piège de l’Institut et de son énigmatique corps médical, il découvre peu à peu la sinistre nature des soins proposés aux patients. Alors qu’on lui diagnostique le même mal qui habite l’ensemble des pensionnaires, Lockhart n’a plus d’autres choix que de se soumettre à l’étrange traitement délivré par le centre et le docteur Volmer, tout en poursuivant ses recherches et en tentant d'en savoir plus sur Hannah, une jeune patiente bien mystérieuse...

MON AVIS : Après avoir réalisé quelques blockbusters à l'image de Pirates des Caraïbes 1, 2 et 3 ou Lone Ranger, tous avec Johnny Depp, le réalisateur Gore Verbinski revient à un cinéma plus intimiste, plus exigeant avec A Cure for Life. S'il faudra m'expliquer quel est l'intérêt de traduire un titre original en anglais par un autre titre en anglais pour la sortie française, pas besoin par contre de m'expliquer quel est l'intérêt de sortir ce film au cinéma. Car A Cure for Life est franchement un bon film, un thriller lancinant, contemplatif, d'une durée inhabituelle de 2h27 (!) mais qui n'ennuie jamais, pourvu d'un casting de qualité, d'une mise en scène soignée, ciselée même, d'une très belle photographie et d'une progression dans la dramaturgie et l'angoisse très habile et efficace, réservant aux spectateurs quelques séquences fortes en frissons et en tensions, le tout sans aucune effusion de sang ou de réelle violence (hormis une scène de "dentiste" qui va faire grincer des dents, c'est le cas de le dire !). Véritable OVNI dans le paysage du thriller à connotation fantastique (on parlera plutôt d'épouvante dans le cas présent), A Cure for Life distille habilement un sentiment de malaise sur sa longueur, plaçant un jeune cadre dévoré par l'ambition de grimper toujours plus haut dans la hiérarchie au beau milieu d'une institut de cure thermale perchée dans les massifs montagneux suisses. Des paysages splendides nous sont offerts et on aimerait bien aller y faire un tour dans cet institut, réputée pour les soins qu'elles procurent et pour la qualité de son eau. Les résultats doivent être excellents puisqu'on apprend que les patients ne veulent plus rentrer chez eux et ne désirent plus quitter l'institut une fois le traitement commencé. Après un accident de voiture sublimement filmé qui lui occasionnera une jambe cassée, notre héros n'aura d'autre choix que de devenir lui-même un patient du mystérieux docteur Volmer et de découvrir les bienfaits de cette eau thermale apparemment si pure. L'est-elle réellement ? Par petite touche successive, Gore Verbinski installe son climat, développe l'étrangeté des lieux, des patients, du corps médical, nous assène une première scène avec des anguilles qui fera bien monter la tension et parvient à nous détacher de notre rationalité, au même titre que le héros du film. Ce dernier sombre-t-il lentement dans la folie à cause du stress accumulé par son travail dans sa société ? Est-il proche du Burn-Out et est-il victime d'hallucinations, comme le suggère le docteur Volmer ? L'institut cache-t-elle d'obscurs secrets en ses murs ? Plus on progresse avec le héros, plus ce dernier enquête et tente de découvrir quels mystères entourent Volmer et cette cure thermale apparemment miraculeuse, plus l'angoisse pointe le bout de son nez et plus on est happé dans cette spirale fataliste qui brouille nos propres repères, nos propres déductions. Avec un petit air de Shutter Island (l'acteur Dane DeHaan a parfois les mêmes expressions faciales que Léonardo DiCaprio), A Cure for Life se montre passionnant, intriguant. On est même parfois à la limite du malsain quand la caméra filme complaisamment les vieux patient(e)s entièrement nu(e)s déambuler parmi les couloirs et les salles de soins de balnéothérapie. Le fantastique et l'épouvante progresse de manière intelligente jusqu'au dénouement final peut-être un peu trop démonstratif visuellement, nous rappelant carrément L'Abominable Docteur Phibes ! Là où tout le métrage montré une certaine retenue dans les images proposées, la dernière demi-heure verse dans la non-retenue justement et on le regretterait presque. Par contre, certaines séquences sont réellement superbes, l'élément liquide a une importance capitale et il est mis en scène tel un personnage à part entière. Pour tout vous dire, je m'attendais presque à voir apparaître le grand Chtulhu à un moment, tant l'ambiance distillée et l'importance de l'élément liquide, couplées à ces visions d'anguilles, m'a ramené aux récits de Lovecraft ! C'est donc une bien belle surprise que ce A Cure for Life, réalisé par un Gore Verbinski que je n'attendait pas du tout dans ce registre. Pas sûr que le film plaise au public tant il est exigeant et différent de ce qu'on nous propose habituellement. 

NOTE : 5/6




mardi 21 février 2017

LEGO BATMAN LE FILM

LEGO BATMAN LE FILM
(The Lego Batman Movie)

Réalisateur : Chris McKay
Année : 2017
Scénariste : Seth Grahame-Smith, Chris McKenna, Erik Sommers, Jared Stern
Pays : Etats-Unis, Danemark
Genre : Action, Animation
Interdiction : /
Avec : /



L'HISTOIRE : Batman joue encore et toujours le justicier solitaire pour défendre la ville de Gotham City des nombreux méchants qui y sévissent, dont le Joker bien sûr. Ce dernier parvient à interagir avec l'autre monde, une prison dans laquelle sont prisonniers les pires méchants ayant jamais existé, comme Sauron, Voldemor, les Gremlins, Godzilla ou King Kong. Lorsque Barbara Gordon reprend le poste de chef de la police, elle met Batman à l'écart car elle veut privilégier avant tout le travail d'équipe. Un concept que ne connaît pas l'homme chauve-souris qui a toujours fait cavalier seul. Mais face à la terrible menace que fait peser le Joker sur la ville, il se pourrait bien que Batman soit obligé de travailler en coopération...

MON AVIS : Les Lego, c'est comme les Playmobil. Une institution dans le domaine du jouet. Un concept fort et très vendeur, qui s'est décliné en jeu-vidéo et même en film avec La Grande Aventure Lego sorti en 2014. Trois ans plus tard, c'est donc au tour du célèbre Batman d'investir le grand écran, toujours sous sa forme Lego bien sûr ! Film familial destiné en priorité aux enfants, Lego Batman le Film bénéficie d'une excellente animation et d'un rendu "Lego" totalement bluffant. Tous ces petits personnages sont d'une ressemblance totale avec les héros ou vilains qu'ils sont censés représenter et les costumes respectent à la nuance près leurs homologues "réels" issus des comics, des séries-télévisées ou des adaptations cinématographiques. Car le film est bourré à ras bord de références et de clins d'oeil à l'univers DC Comic mais aussi aux films mettant en scène Batman à travers les décennies. Costumes des années 40, des années 60, référence au récent Batman vs Superman et j'en passe, on sent que réalisateur et scénaristes sont des geeks dans l'âme, des fanboys qui ont voulu se faire plaisir, quitte à ce que leurs multiples clins d'oeil passent totalement inaperçus auprès du plus jeune public. Le film brasse très large puisque d'autres héros Lego s'invitent à la fête : Sauron du Seigneur des Anneaux, les héros d'Harry Potter et principalement Voldemor, les Daleks du Dr. Who, Godzilla, King Kong, le requin des Dents de la Mer, les dinosaures de Jurassic Park, la sorcière du Magicien d'Oz et même les méchants Gremlins sont en effet de la partie et vont venir créer bien des soucis à notre héros masqué. Bien sûr, les méchants traditionnels de l'univers Batman sont également présents au rapport : le Joker, Double-Face, l'homme mystère, Harley Quinn, Catwoman, l'épouvantail, Mr. Freeze et tous les autres sont là, de même que Superman, Wonder Woman et tous les héros DC. Si le temps de présence de tous ces personnages n'est évidemment pas d'une durée très longue, on imagine bien le potentiel de les faire apparaître ne serait-ce qu'une poignée de seconde pour donner envie aux spectateurs de moins de dix ans de se ruer dans les magasins pour aller les acheter et refaire le film dans leur chambre ! Très dynamique, Lego Batman le Film a même fini par m'user tant ça n'arrête jamais. Sympathique, le film en devient tout de même assez fatiguant car il n'y a que très peu de séquences reposantes, l'action et l'humour prédominant durant la quasi totalité du métrage. Plus intéressante apparaissent alors "les temps de pause", dans lesquels la caméra se focalise sur Batman et ses démons intérieurs. Seul, notre justicier a bien du mal à accepter de faire équipe avec quelqu'un, préférant sa vie de solitaire. Le film appuie parfaitement sur la dimension mégalo, colérique et narcissique du personnage créé par Bob Kane et c'est un bon point. Tout n'est pas rose chez l'homme chauve-souris, ce n'est pas un simple bisounours au service du bien et on apprécie grandement que le réalisateur Chris McKay n'est pas éludé cette facette du héros. Film pour enfants, on trouve évidemment une belle morale à la fin de l'aventure, sur l'amitié, la famille, la confiance et le fait qu'on s'en sort mieux à plusieurs plutôt que tout seul. Bref, si vous êtes fan de Batman, n'hésitez pas à emmener vos enfants voir Lego Batman le Film, vos têtes blondes devraient adorer. Les plus grands et les adultes y trouveront un divertissement plaisant, animé, coloré, souvent drôle et dynamique mais aussi épuisant. Par contre, les improvisations à base de RAP de Batman et Robin, au secours ! 

NOTE : 4/6



lundi 20 février 2017

UNDERWORLD : BLOOD WARS

UNDERWORLD : BLOOD WARS
(Underworld: Blood Wars)

Réalisateur : Anna Foerster
Année : 2017
Scénariste : Cory Goodman  
Pays : Etats-Unis
Genre : Fantastique, Action
Interdiction : -12 ans
Avec : Kate Beckinsale, Theo James, Tobias Menzies, Lara Pulver, Bradley James...



L'HISTOIRE : Depuis qu'elle a tué Viktor, Selene est rejeté par tous les membres de la confrérie des vampires. Son seul allié est David, qui veille sur elle et tente de la protéger. Elle est également la cible des lycans et de leur nouveau chef, Marius, qui désire savoir où se cache sa fille Eve, afin de s'emparer de son sang d'hybride et devenir tout puissant. Face à la montée en force de l'armée des lycans, le conseil des vampires, sur l'idée de Semira, accepte de pardonner à Selene et lui demande de venir entraîner les nouvelles recrues. Mais complot et trahison seront de la partie. La plus douée des chasseuses de lycans n'est pas au bout de ses surprises...

MON AVIS : Ah la saga Underworld ! Initiée en 2003, elle en est déjà à son cinquième épisode avec ce Blood Wars qui contentera assurément ses fans car tous les ingrédients sont à nouveau réunis pour en faire un spectacle certes décérébré mais jouissif et hautement divertissant. Alors soyons clairs : le scénario de Blood Wars ne brille guère par son originalité, et il n'y a rien de nouveau à l'horizon. La guerre ancestrale entre vampires et lycans se poursuit inlassablement, d'épisodes en épisodes, sans grande innovation ou tentative de bifurquer vers un semblant de nouveauté, se contentant de rester dans un chemin balisé et codifié à l'extrême. Les effets-spéciaux, 100% numériques, sont parfois réussis, parfois très moches (les lycans notamment n'étant pas du plus bel effet pour ma part) et semblent datés de l'époque du début de la saga. Des défauts donc, comme il y en a dans quasiment tous les épisodes. Pourtant, c'est toujours avec un grand plaisir que je découvre chaque nouvelle aventure de la belle Selene. Il faut dire que Kate Beckinsale n'est jamais aussi craquante que dans son costume de cuir noir moulant, avec sa coupe au carré et ses yeux bleus de vampire ! Atout charme de la saga (bien qu'absente dans le troisième chapitre), l'actrice en impose toujours autant malgré un personnage qui se veut froid et sans grande émotion. Elle se montre aussi à l'aise dans les scènes d'action, fort nombreuses et donne de sa personne. L'acteur Theo James, qui interprète David depuis l'épisode précédent (Underworld : nouvelle ère), voit son rôle encore plus étoffé : son personnage gagne en importance et risque bien de devenir essentiel dans le futur sixième volet. Jouant toujours sur un aspect gothique-punk, ce cinquième épisode ne lésine pas sur l'énergie et on ne s'ennuie pas une seule seconde. Quelques effets gores (numériques) viennent s'intégrer aux diverses batailles entre vampires et lycans pour notre plus grand plaisir et la réalisatrice Anna Foerster n'y va pas avec le dos de la cuillère. Par de nombreux aspects, Blood Wars nous évoque la série culte Game of Thrones, avec des intrigues amoureuses, des trahisons, des complots en veux-tu en voilà fomenté par des personnages avides de pouvoir et de puissance et même tout un passage situé sur un territoire de glace, avec un mur gigantesque conduisant à une cité et nous rappelant le décor du territoire de la garde de nuit. Le montage, surtout au début, fait mal à la tête, avec des coupes ultra abruptes, qui n'aident pas à la lisibilité de l'action mais ça se calme un peu par la suite. On saluera la prestation de Lara Pulver, l'une des véritables stars du film, qui parvient presque à tirer la couverture sur elle. Bref, nous sommes en territoire connu et on sait très bien à quoi s'attendre quand on va voir le film. Pas d'arnaque sur la marchandise, j'ai eu exactement ce que je voulais voir à l'écran. Pas un grand film mais une série B mêlant action et fantastique avec beaucoup de générosité.

NOTE : 4/6



dimanche 19 février 2017

CINQUANTE NUANCES PLUS SOMBRES

CINQUANTE NUANCES PLUS SOMBRES
(Fifty Shades Darker)

Réalisateur : James Foley
Année : 2017
Scénariste : Niall Leonard  
Pays : Etats-Unis
Genre : Romance, érotique
Interdiction : -12 ans
Avec : Dakota Johnson, Jamie Dornan, Eric Johnson, Eloise Mumford, Bella Heathcote...



L'HISTOIRE : C’est un Christian blessé qui tente de reconquérir Anastasia. Cette dernière exige un nouveau contrat avant de lui laisser une seconde chance. Mais une ombre surgit du passé de Christian et plane sur les deux amants, déterminée à détruire un quelconque espoir de vie commune...

MON AVIS : Voici la suite de Cinquantes Nuances de Grey, adaptation des romans à succès de E.L.James. Conspué par la presse et une majorité de spectateurs, qui reprochaient au film de ne pas assumer son statut d'oeuvre traitant du SM, de ne pas être aussi cru que le roman et de se montrer encore plus soft qu'un téléfilm érotique de M6, j'avais personnellement plutôt apprécié cette histoire d'amour entre Christian Grey, un playboy milliardaire ne trouvant du plaisir que dans la soumission de ses partenaires et la jolie Anastasia Steele, jeune fille vierge, timide et naïve qui, pour sa première expérience, allait donc découvrir un univers dont elle ne soupçonnait même pas l'existence. Si ce premier chapitre était effectivement aussi inoffensif qu'un dessin animé des Petits Poneys niveau érotisme et perversion délivrés à l'écran, le jeu des acteurs, notamment de la craquante Dakota Johnson, les décors, la mise en scène et la romance elle-même m'avaient fait passer un bon moment, n'ayant pas lu les livres et ne sachant à quoi m'attendre. Cinquantes Nuances plus Sombres est dans la même veine et décevra les réfractaires du premier film comme il devrait satisfaire celles et ceux qui ont l'apprécié. On retrouve donc le couple-phare en pleine tentative de réconciliation, Christian étant bien décidé à faire des concessions drastiques sur ses pratiques déviantes pour reconquérir le cœur de sa belle Anastasia. Cette dernière est toujours aussi indécise et ce, tout au cours du film, refusant de se laisser soumettre mais acceptant d'être fessé ou demandant même à retourner dans la "chambre rouge" ! Faudrait savoir ce qu'elle veut la demoiselle hein ! C'est bien les femmes ça ! Le côté "plus sombre" du titre n'est par contre pas très bien mis en avant. Il est censé s'appliquer à la personnalité de Christian Grey en nous donnant notamment des informations sur son enfance et sur le pourquoi de ses tendances SM. Hormis dans la séquence introductive, dans laquelle on comprend qu'il a été un enfant battu et maltraité, aucun secret réellement explicatif ou intéressant ne sera fourni aux spectateurs, à contrario de ce qu'on peut trouver dans le roman d'après mes sources qui l'ont lu. Dommage. La relation entre ce duo atypique reste tout de même toujours aussi plaisante à regarder, alternant humour, romantisme et plusieurs scènes érotiques gentillettes mais néanmoins "osées" pour un film simplement interdit aux moins de douze ans, dans lesquelles Dakota Johnson se montre peu avare de ses charmes, se déshabille très souvent et nous fait bien comprendre qu'elle adore le cunnilingus, vu le nombre de fois où elle s'en fait faire un dans le métrage. On appréciera la séquence avec les boules de Geisha, très amusante. Le film se dote également d'une petite ambiance "thriller" lors de certaines séquences, ce qui apporte une petite touche pas déplaisante. Les personnages secondaires sont par contre trop secondaires justement et j'aurais aimé que certains soient plus développés, comme celui interprété par Kim Basinger par exemple, qui a, toujours selon mes sources, un rôle important dans le roman mais reste anecdotique dans le film. A voir dans le chapitre 3 si on en apprendra plus sur ces protagonistes secondaires. En tout cas, j'ai retrouvé dans ce second opus tous les ingrédients qui m'avaient séduit dans le premier film, mission remplie donc pour le nouveau réalisateur James Foley

NOTE : 4/6



lundi 13 février 2017

SUICIDE SQUAD

SUICIDE SQUAD
(Suicide Squad)

- Visionné en version longue -

Réalisateur : David Ayer
Année : 2016
Scénariste : David Ayer 
Pays : Etats-Unis, France
Genre : Action, Super-héros
Interdiction : /
Avec : Will Smith, Jared Leto, Margot Robbie, Viola Davis, Jay Hernandez...



L'HISTOIRE : Face à une menace aussi énigmatique qu'invincible, l'agent secret Amanda Waller réunit une armada de crapules de la pire espèce. Armés jusqu'aux dents par le gouvernement, ces Super-Méchants s'embarquent alors pour une mission-suicide. Jusqu'au moment où ils comprennent qu'ils ont été sacrifiés. Vont-ils accepter leur sort ou se rebeller ?

MON AVIS : Défoncé par la critique et par de nombreux spectateurs, j'appréhendais quelque peu la vision de Suicide Squad, que j'ai acheté en Blu-Ray et version longue à mon fils qui avait, quant à lui, beaucoup aimé au cinéma. Alors oui, le film possède des défauts. De scénario par exemple, pas toujours très compréhensible il faut bien le reconnaître, notamment au niveau de la mission de la Suicide Squad entre autre. J'ai même demandé à mon fils "mais en fait, c'est quoi leur mission ?" au bout d'une bonne heure. Le montage n'aide d'ailleurs pas toujours à rendre cette oeuvre cohérente, qui s'apparente parfois à un long clip vidéo, avec des "cuts" abruptes et une sensation de passer du coq à l'âne sans réelle fil conducteur, principalement lors des trente premières minutes et cette présentation des différents personnages sur fond de tubes musicaux à la mode. Heureusement, plus le film avance et plus la mise en scène s'adoucit et devient moins bordélique. Maintenant, je trouve la haine exprimée envers ce film de David Ayer largement surdimensionnée. Car malgré ses défauts, j'ai pris plaisir à regarder Suicide Squad. Je connaissais bien sûr certains des super-vilains mis en scène ici (le Joker, Harley Quinn, Deadshot) mais je n'ai jamais lu de comic concernant cette drôle d'équipe donc le souci de savoir si l'adaptation est fidèle ou non ne me concerne pas. Je me suis laissé bercé par les images et j'ai pris Suicide Squad pour ce qu'il est : un film fun, divertissant, qui mange aux mêmes râteliers que les productions Marvel et ne s'en écarte jamais, malgré l'argument de vente de la Warner Bros qui nous faisait croire qu'on avait affaire à un film subversif, façon anti-thèse des films de super-héros. Raté de ce côté là puisque nos super-vilains vont sauver la Terre d'une terrible menace et devenir donc malgré eux des super-héros. La violence est également bien aseptisée et le film n'est jamais sombre ou dérangeant. Destiné à tous les publics, Suicide Squad fait la part belle aux sentiments (la relation père / fille avec Deadshot, la relation fusionnel entre le Joker et Harley Quinn / l'amour fou entre Rick Flag et la belle June Moore, alias l'Enchanteresse), nous propose des séquences d'action sympathiques sans être extraordinaires, des effets-spéciaux corrects et pas mal d'humour via des répliques  ou des situations cocasses. Bref, un divertissement pas prise de tête, qui ne gagnera jamais d'Oscar ni n'élèvera le niveau du cinéma mais qui est toutefois bien supérieur à nombre de daubes que j'ai visionné. Le gros point positif du film reste sans conteste la prestation de Margot Robbie, parfaite en Harley Quinn foldingue et amoureuse transit de son Joker. L'actrice nous fait un véritable numéro de séduction et embarque le spectateur avec elle. N'ayant pas vu la version cinéma, j'ai été assez étonné du temps de présence du Joker à l'écran, ayant lu ici et là qu'on ne le voyait que cinq minutes à tout casser, ce qui est totalement faux puisqu'il n'arrête pas de nous faire profiter de son beau sourire et sa coupe de cheveux verte dernier cri. Pour ma part, Jared Leto assure vraiment bien et propose un Joker différent mais tout aussi efficace que ses confrères. Will Smith s'en sort également plutôt bien, faisant certes du "Will Smith" mais ici, ça passe comme une lettre à la poste. Les autres super-vilains ne sont là que pour faire de la figuration et ne sont pas aussi développés que Deadshot, Harley ou le Joker. Ce manque d'égalité de traitement n'en en fin de compte que peu préjudiciable au film car le choix de s'intéresser principalement à un trio de personnages (on pourrait ajouter Rick Flag) était ce qu'il y avait de mieux à faire. C'est donc grâce aux sentiments intérieurs qui animent ses personnages que Suicide Squad tire son épingle du jeu, les rendant presque plus "humains" que nombre de super-héros. Alors oui, ce n'est pas le film du siècle, c'est certain, on en est très loin. Mais c'est loin d'être déshonorant. La faute de ce bashing en bonne et due forme est due à la promotion marketing du studio qui a vendu Suicide Squad pour ce qu'il n'est absolument pas. 

NOTE : 4/6