Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


samedi 15 juillet 2017

PIRATES DES CARAÏBES - LA VENGEANCE DE SALAZAR

PIRATES DES CARAÏBES - LA VENGEANCE DE SALAZAR
(Pirates of the Caribbean: Dead Men Tell No Tales)

Réalisateur : Joachim Rønning, Espen Sandberg
Année : 2017
Scénariste : Jeff Nathanson
Pays : Etats-Unis
Genre : Aventure, Fantastique
Interdiction : /
Avec : Johnny Depp, Geoffrey Rush, Javier Bardem, Brenton Thwaites,  Kaya Scodelario...


L'HISTOIRE : Les temps sont durs pour le Capitaine Jack Sparrow, et le destin semble même vouloir s’acharner lorsqu’un redoutable équipage fantôme mené par son vieil ennemi, le terrifiant Capitaine Salazar, s’échappe du Triangle du Diable pour anéantir tous les flibustiers écumant les flots, Sparrow compris ! Le seul espoir de survie du Capitaine Jack est de retrouver le légendaire Trident de Poséidon, qui donne à celui qui le détient tout pouvoir sur les mers et les océans. Mais pour cela, il doit forger une alliance précaire avec Carina Smyth, une astronome aussi belle que brillante, et Henry, un jeune marin de la Royal Navy au caractère bien trempé, et qui n'est autre que le fils de Will Turner et Elizabeth Swann. À la barre du Dying Gull, un minable petit rafiot, Sparrow va tout entreprendre pour contrer ses revers de fortune, mais aussi sauver sa vie face au plus implacable ennemi qu’il ait jamais eu à affronter…

MON AVIS : De la saga Pirates des Caraïbes, je n'ai vu, étrangement, que le premier épisode, La malédiction du Black Pearl. Un film que j'ai bien aimé en plus mais je n'ai jamais pris le temps de voir les suites, alors que j'adore les films de pirates. Après avoir lu le résumé des épisodes 2, 3 et 4 pour ne pas être trop perdu, je suis allé voir ce cinquième épisode au cinéma, sans aucun a priori ou attente particulière, si ce n'est de passer un bon moment et d'assister à un spectacle mêlant aventure, flibusterie, action, humour et fantastique. Dire que la vision de La Vengeance de Salazar a totalement rempli cette attente est un euphémisme. J'ai jubilé durant tout le film, j'ai été émerveillé par ses décors grandioses, par ses combats en pleine mer, j'ai rigolé aux situations rocambolesques vécues par l'inénarrable Jack Sparrow (délicieux Johnny Depp) et j'ai pris mon pied en suivant la vengeance de ce capitaine Salazar, terrifiant et superbement interprété par un Javier Bardem en pleine forme, qui donne vie corps et âme à son personnage. Un méchant très charismatique et qui en impose grandement. Après une séquence introductive de toute beauté, puissante et dramatique, place à l'action débridée et à l'humour en compagnie de Jack Sparrow, de Henry Turner et de Carina Smyth, tous trois à la recherche du trident de Poséidon. Et c'est parti pour 120 minutes palpitantes, délirantes, frénétiques, qui ne nous laisse pas une seconde de répit. De l'aventure avec un grand "A", qui nous plonge même dans le passé de Jack Sparrow pour nous faire comprendre la rancœur que lui porte le capitaine Salazar. Bénéficiant d'effets visuels des plus soignés, La Vengeance de Salazar est un divertissement spectaculaire et picturalement abouti, qui procure bien du plaisir. Pour ma part, j'ai été littéralement enchanté par ce cinquième épisode épique qui m'a fait replonger en enfance.  

NOTE : 5/6



vendredi 14 juillet 2017

BAYWATCH - ALERTE A MALIBU

BAYWATCH - ALERTE A MALIBU
(Baywatch)

Réalisateur : Seth Gordon
Année : 2017
Scénariste : Damian Shannon, Mark Swift 
Pays : Etats-Unis
Genre : Action, Comédie
Interdiction : /
Avec : Dwayne Johnson, Zac Efron, Alexandra Daddario, Priyanka Chopra, Kelly Rohrbach...


L'HISTOIRE : Le légendaire sauveteur Mitch Buchannon  est contraint de s’associer à une nouvelle recrue, Matt Brody, aussi ambitieux que tête brûlée ! Ensemble, ils vont tenter de déjouer un complot criminel qui menace l'avenir de la Baie…

MON AVIS : Oubliez d’entrée de jeu la série de votre enfance, devenue culte grâce à la présence de David Hasselhoff, Pamela Anderson, Erika Elienak, Yasmine Bleeth ou David Charvet. La version ciné 2017 est une parodie d’action à l’humour très porté en dessous de la ceinture, qui frôle la vulgarité lors de nombreuses scènes. Pas vraiment recommandé aux enfants de moins de dix ans, Baywatch - Alerte à Malibu ne recule devant aucune excentricité, se montre même plus trash que la saga des American Pie ! On rigole assez souvent devant ce spectacle décérébré et irrévérencieux, porté par un casting entièrement dévoué à sa cause et qui n’hésites pas une seconde à verser dans l’autodérision la plus totale, le charismatique Dwayne Johnson en tête. Si les blagues et les répliques portant sur le sexe deviennent un peu lourdingues à la longue, nous faisant frôler l’indigestion, si le scénario n’a rien de révolutionnaire, si la mise en scène abuse de ralenti et d’autres procédés qui font très vidéo-clip, force est de reconnaître que le rythme enlevé du film de Seth Gordon et ses situations rocambolesques font qu’on y prend un malin plaisir et qu’on ne s’ennuie jamais. Si les spectatrices se pavaneront sur les abdos en acier trempé de Dwayne Johnson et de Zac Efron, la gent masculine n’aura d’yeux que pour la plastique divine d’Alexandra Daddario, qui semble s’amuser comme une petite folle dans ses tenues sexy et livre une composition en parfaite adéquation avec le style déjanté du film. Sa collègue, la blondinette Kelly Rohrbach, n’est pas en reste au niveau charisme animal et on imagine bien la bosse dans le pantalon du cameraman qui a du filmer ces deux créatures de rêve sous tous les angles. Pur film estival pas prise de tête, Baywatch remplit son contrat sous peu que vous ne vous attendiez pas à retrouver le charme naïf de la série des années 90. On en est très loin, c’est peu de le dire !  

NOTE : 4/6




vendredi 9 juin 2017

WONDER WOMAN

WONDER WOMAN
(Wonder Woman)

Réalisateur : Patty Jenkins
Année : 2017
Scénariste : Allan Heinberg 
Pays : Etats-Unis, Chine, Hong Kong
Genre : Action, Super-héros
Interdiction : /
Avec : Gal Gadot, Chris Pine, Robin Wright, Danny Huston, David Thewlis ...


L'HISTOIRE : C'était avant qu'elle ne devienne Wonder Woman, à l'époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. Un jour, un pilote américain s'écrase sur l'île paradisiaque où elle vit, à l'abri des fracas du monde. Lorsqu'il lui raconte qu'une guerre terrible fait rage à l'autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu'elle doit enrayer la menace. En s'alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l'étendue de ses pouvoirs et son véritable destin...

MON AVIS : Les quarantenaires se souviennent tous de la série télévisée de 1975 Wonder Woman avec la magnifique Lynda Carter. Quarante ans plus tard, une nouvelle amazone s'accapare le lasso de vérité, les bracelets anti-balles et la tenue rouge, bleu et or mais au cinéma cette fois. Déjà entrevue dans Batman vs Superman : l'aube de la justice, la nouvelle Wonder Woman est donc interprétée par le top model israélien Gal Gadot, toute aussi charmante que sa consœur des années 70. Une apparition qui n'a pas laissé de marbre Bruce Wayne / Batman qui faisait sa petite enquête à la fin du film et tombait sur une photo de Wonder Woman semblant dater de la première guerre mondiale dans un vieux journal. C'est ce cliché qui sera le point de départ du film de la réalisatrice Patty Jenkins (Monster en 2003) et qui provoquera chez Diana Price un flashback émotionnel, nous ramenant à son enfance et aux événements qui l'ont conduit à devenir la célèbre super-héroïne. Cette première partie du long métrage se déroule donc sur l'île des amazones et on découvre Diana encore enfant et déjà désireuse de s'initier aux techniques de combats, ce qui ne semble pas être du goût de sa mère. Un secret entoure la naissance de Diana, notamment au sujet de son père. Cette partie est vraiment excellente, fait preuve de dynamisme et d'émotion, et se clôturera sur un affrontement titanesque entre amazones et soldats allemands, ces derniers pourchassant un espion américain (joué par Chris Pine qui sera le second héros du film) et tombant par hasard sur l'île des amazones. Les scènes de combats sont musclés, et les tirs à l'arc (arme des amazones) sont d'une efficacité redoutable. La réalisatrice use peut-être un peu trop des effets de ralentis mais on ne peut nier que sa mise en scène est d'une efficacité redoutable. On appréciera également le rôle important de l'actrice Robin Wright, ex Kelly de la série Santa Barbara. Cette excellente introduction à l'univers de Wonder Woman laisse donc une impression plus que positive et on a hâte de découvrir la suite des événements. Le théâtre de l'action se focalisera ensuite en Angleterre avant de se déplacer dans les terribles tranchées de la guerre 14-18. Personnellement, j'ai trouvé que la partie en Angleterre mettait un gros coup de mou au film, s'essayant à de l'humour un peu gnan-gnan (Diana qui découvre la vie des humains, essaye des centaines de robes...) et que sa durée aurait largement pu être revue à la baisse. Fort heureusement, une fois nos héros en pleine guerre des tranchées (avec une restitution très soignées des horreurs de cette Guerre, même si on notera l'absence de français sur le champ de bataille), l'énergie reprend son droit et le film redevient des plus divertissants tout en jouant sur le registre dramatique. L'attaque du village à travers les lignes ennemies est un grand moment du film et fait du personnage de Wonder Woman une figure iconique assez saisissante. On mettra un petit bémol quand au "méchant" du film, peu crédible lors du combat final, qui est de plus pourvu d'effets visuels pas toujours au top. Mais malgré ces quelques défauts, Wonder Woman est assurément un beau spectacle de qualité, qui mêle, pas toujours habillement certes, diverses influences (film mythologique, film de guerre, film noir), est porteur d'un beau message d'amour et de paix et qui reste porté par le charisme de son actrice principale, dont la destiné exceptionnelle de son personnage est bien mis en avant. On pourra rapprocher ce film du premier Captain America au niveau de son ambiance. On félicitera au passage le compositeur Rupert Gregson-Williams qui nous offre une bande-originale de toute beauté et qui accompagne merveilleusement bien les images qu'elle illustre. 

NOTE : 4/6



lundi 5 juin 2017

CONSPIRACY

CONSPIRACY
(Unlocked)

Réalisateur : Michael Apted
Année : 2017
Scénariste : Peter O'Brien
Pays : Angleterre
Genre : Thriller
Interdiction : -12 ans
Avec : Orlando Bloom, Noomi Rapace, Toni Collette, Michael Douglas, John Malkovich...


L'HISTOIRE : Ex-interrogatrice de la CIA, Alice Racine est rappelée par son ancien directeur, Bob Hunter, pour déjouer une attaque imminente sur Londres. Face à un adversaire brutal et tentaculaire, Alice reçoit l’aide providentielle de son ancien mentor, Eric Lasch et d’un membre des forces spéciales, Jack Alcott. Mais elle réalise rapidement que l’agence a été infiltrée. Trahie et manipulée, elle va devoir inventer de nouvelles règles pour faire face à cette conspiration...

MON AVIS : Franchement, c'est quoi cette mode de renommer un titre anglais en un autre titre anglais ?? The Autopsy of Jane Doe devient The Jane Doe Identity et Unlocked devient donc Conspiracy. Un nouvel effet de mode ?? Bizarre. Conspiracy est un film de Michael Apted, réalisateur de Gorilles dans la Brume, Blink, Le Monde ne suffit pas, Plus jamais ou bien encore Le monde de Narnia: L'odyssée du passeur d'aurore. Une carrière éclectique pour ce monsieur de 76 ans qui renoue donc avec le thriller pour sa dernière réalisation en date, Conspiracy évidemment. Mettant en scène Noomi Rapace dans un rôle de femme forte à la Jason Bourne, mais également Orlando Bloom, le charismatique Michael Douglas ou John Malkovich, Conspiracy nous propose 98 minutes de suspense et d'action, avec des événements proches de notre réalité actuelle, puisqu'on y parle de menaces terroristes liées à l'Islam radical, du rôle de certains Imans porteur d'un message de haine (ou pas), mais aussi de menaces bactériologiques, ce qui donne à réfléchir sur notre futur avenir, bien peu radieux, le tout sur fond de trahison et de conspiration. Assez rondement mené, Conspiracy ne ménage pas son temps en discussion stérile et préfère miser sur le dynamisme et l'action. Noomi Rapace se montre très à l'aise quand il s'agit de se battre avec des méchants armés jusqu'aux dents et les gunfights et autres bagarres sonnent plutôt justes et ne donnent pas l'impression d'être chorégraphiés. Moins percutante que Jason Statham ou Matt Damon, Noomi Rapace s'en sort toutefois avec les honneurs et sa prestation d'action-woman mérite d'être saluée. Si on devinera assez facilement quelques rouages du scénario, qui ne révolutionne pas grand chose avouons-le, on se laisse facilement porter par le rythme du film et on passe un bon moment si on n'en attend pas trop. Conspiracy reste un thriller classique, pas franchement original, qu'on oubliera assez vite après l'avoir vu mais on ne regrettera pas sa vision en tout cas car le travail est fait avec sérieux...

NOTE : 3,5 / 6



dimanche 4 juin 2017

THE JANE DOE IDENTITY

THE JANE DOE IDENTITY
(The Autopsy of Jane Doe)

Réalisateur : André Øvredal
Année : 2016
Scénariste : Ian B. Goldberg, Richard Naing
Pays : Angleterre, Etats-Unis
Genre : Thriller, Horreur, Sorcellerie
Interdiction : -12 ans
Avec : Brian Cox, Emile Hirsch, Ophelia Lovibond, Olwen Catherine Kelly...


L'HISTOIRE : Quand la police leur amène le corps immaculé d’une Jane Doe (expression désignant une femme dont on ignore l’identité), Tommy Tilden et son fils, médecins-légistes, pensent que l’autopsie ne sera qu’une simple formalité. Au fur et à mesure de la nuit, ils ne cessent de découvrir des choses étranges et inquiétantes à l’intérieur du corps de la défunte. Alors qu’ils commencent à assembler les pièces d’un mystérieux puzzle, une force surnaturelle fait son apparition dans le crématorium...

MON AVIS : Changer un titre anglais pour un autre titre anglais, voilà encore un mystère dont seul le distributeur français du film possède la réponse. The Autopsy of Jane Doe devient donc en France The Jane Doe Identity. Allez savoir pourquoi. Bref, passons sur ce détail saugrenu et sans grand intérêt en fait pour nous intéresser au film lui-même. Tout auréolé d'avis positifs et de diverses récompenses (2ème prix du public au TIFF, prix du jury jeune à Gerardmer, prix spécial du jury à Sitges entre autres), ainsi que d'un tweet valorisant de Stephen King lui même ("Visceral horror to rival ALIEN and early Cronenberg. Watch it, but not alone."), The Jane Doe Identity est un voyage cauchemardesque dans l'univers de la médecine légale et la quasi totalité du métrage se déroulera dans la salle d'autopsie des Tilden, médecins-légistes de père en fils. De la même manière que le traumatisant Aftermath de Nacho Cerda, rien ne nous sera épargné dans The Jane Doe Identity en ce qui concerne l'autopsie. Âmes sensibles s'abstenir donc car si vous ne supportez pas la vision d'un scalpel découpant la peau d'un cadavre ou d'une scie circulaire mettant à nu la calotte crânienne, vous risquez fort d'avoir la nausée en visionnant le nouveau film du réalisateur norvégien André Øvredal, celui-là même qui nous avait offert le sympathique Troll Hunter. L'aspect gore de The Jane Doe Identity, percutant et nécessaire, n'est cependant pas la seule chose qu'on retiendra du film, bien plus malin et intriguant qu'on ne le pense. Le mystère qui entoure le cadavre de cette jeune fille, qui ne présente absolument aucune trace de violence extérieure sur sa peau, à contrario de "son intérieur", ménage un suspense des plus  tendus et les montées de stress seront bien palpables, que ce soit sur les protagonistes du film ou chez les spectateurs. Au fur et à mesure que les éléments et les révélations se mettent en place, la peur se fait de plus en plus présente et les deux acteurs de ce huis-clos, Brian Cox et Emile Hirsch, participent pleinement à rendre effrayante cette autopsie pas comme les autres. Mention spéciale également à notre mystérieux cadavre, superbement interprétée par Olwen Catherine Kelly, qu'on félicitera d'avoir réussi à rester immobile durant de longues heures et de parvenir à faire naître une angoisse indicible rien qu'avec son regard gris et vide. Si The Jane Doe Identity se perd un peu en cours de route, brouillant les pistes en jouant sur divers registres (film de spectre ? film de zombie ? autre ?), la révélation finale sur l'identité de cette "Jane Doe" est par contre excellente pour ma part, parvenant à faire de l'original avec un thème vu et revu. Franchement une très bonne surprise que The Jane Doe Identity, qui mise sur une ambiance oppressante et anxiogène, et s'évertue réellement à faire peur. Simple mais efficace, un film d'horreur qui devrait combler les amateurs du genre. 

NOTE : 4,5 / 6



mercredi 24 mai 2017

GREEN ROOM

GREEN ROOM
(Green Room)

Réalisateur : Jeremy Saulnier
Année : 2015
Scénariste : Jeremy Saulnier
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller, Horreur, Survival
Interdiction : -12 ans
Avec : Patrick Stewart, Anton Yelchin, Imogen Poots, Alia Shawkat...


L'HISTOIRE : Au terme d’une tournée désastreuse, le groupe de punk rock The Ain’t Rights accepte au pied levé de donner un dernier concert au fin fond de l’Oregon et se retrouve à la merci d’un gang de skinheads néo-nazis particulièrement violents. Alors qu’ils retournent en backstage après leur set, les membres du groupe tombent sur un cadavre encore chaud et deviennent alors la cible du patron du club et de ses sbires, plus que jamais déterminés à éliminer tout témoin gênant…

MON AVIS : Après Blue Ruin, le réalisateur Jeremy Saulnier nous offre avec Green Room un survival âpre et ultra-violent, un thriller radical qui plonge un petit groupe de punk-rock dans l'univers des skinheads néo-nazis. Le début du film rappellera de bons (ou mauvais) souvenirs à tous ceux qui ont joué dans un groupe : le trajet interminable en voiture, la salle de concert cheap et sans public, l'organisateur qui ne peut pas défrayer les musiciens etc. Bref, "le mauvais plan concert" comme on appelle ça dans le milieu. Pour se racheter, l'organisateur propose au groupe un nouveau concert dans une boite au fond de l'Oregon. Il avertit nos punk-rockeurs que là-bas, le public est plutôt "doc Martens et bretelles" que punk, comprendre par là que la majorité du public sera composé de skinheads. Ce qui n'est pas vraiment un problème logiquement, du moins en fonction de quelle nature sont les skinheads. Manque de bol, les membres de The Ain’t Rights s'aperçoivent assez vite qu'ils ont affaire à des "boneheads", des skins néo-nazis. Par pure provocation, et avec une assez grosse paire de couilles il faut bien le reconnaître, le groupe décide de chanter durant leur set le hit des Dead Kennedys "Nazi Punks Fuck Off", ce qui ne manquera pas d'exciter quelque peu le public présent. Une touche d'humour bienvenue, qui prépare néanmoins la descente aux Enfers qui va suivre. Si le lieu du concert, bardé de drapeaux à la symbolique nauséabonde, et la gueule du public augmentent le capital anxiogène du film (franchement, on a pas du tout envie d'être à la place du groupe), cette reprise culottée ne sera pourtant pas l'élément déclencheur des hostilités. Un simple retour en backstage pour récupérer un téléphone portable va l'être. Nos jeunes rockeurs tombent sur le cadavre d'une skinhead girl, un couteau planté en pleine tête. Evidemment, l'auteur de ce meurtre et ses amis ne voient pas d'un bon œil la présence non désirée des The Ain’t Rights. A partir de là, le piège se met en place, le malaise augmente, la tension se fait palpable et on se dit que ça va mal tourner. Ce qui sera le cas, notamment avec l'arrivé du gérant de la salle, un facho de la plus belle espèce, superbement interprété par un Patrick Stewart assez flippant ici. Green Room devient alors une sorte de huis clos franchement stressant, dans lequel la survie sera le seul échappatoire. Avec ses négociations avec l'ennemi, ses retranchements dans une pièce exiguë, ses tentatives de fuite, ses face à face hargneux, le rythme du film, très posé et quasi contemplatif au début, se fait de plus en plus nerveux et la violence frontale fait mal, très mal. La vision des premiers coups de cutter sur le bras d'un membre des The Ain’t Rights m'a fait grincer des dents. Les attaques d'un chien dressé pour tuer ne manqueront pas non plus de provoquer des détournements de regards chez les plus sensibles. Le casting s'en sort de plus vraiment bien, avec une mention particulière à la jeune Imogen Poots. Le travail sur la couleur, avec une nette dominante du vert évidemment, auquel on ajoutera une mise en scène adéquate, permet à ce solide jeu de massacre barbare d'en donner pour son argent aux spectateurs. Efficace et dérangeant.

NOTE : 4/6



mardi 23 mai 2017

BRAQUAGE À L'ANCIENNE

BRAQUAGE À L'ANCIENNE
(Going in Style)

Réalisateur : Zach Braff
Année : 2017
Scénariste : Theodore Melfi
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie
Interdiction : /
Avec : Michael Caine, Alan Arkin, Morgan Freeman, Christopher Lloyd, Matt Dillon...


L'HISTOIRE : Pour Willie, Joe et Al, trois amis octogénaires – ou presque –, la retraite, c'est du passé. Quand ils apprennent que leurs pensions sont parties en fumée, ils décident de passer à l'action. Bousculant tous leurs principes, ils tentent l'impensable : braquer la banque qui les a ruinés !

MON AVIS : Remake de Going in Style, film de Martin Brest réalisé en 1979, Braquage à l'Ancienne est une comédie réussie, qui ne vous arrachera pas de rires tonitruants mais saura vous faire sourire et rire à de nombreuses reprises. Il faut dire que le capital sympathie du film est assez élevé grâce à son casting, impeccable. On y trouve déjà Michael Caine (84 ans), Morgan Freeman (80 ans) et Alan Arkin (83 ans) pour former le trio de papys braqueurs. Ces trois acteurs à la carrière bien remplie sont vraiment excellents ici et leur complicité crèvent l'écran. Leurs personnages passent tour à tour de l'humour au sérieux, du rire à l'émotion et contaminent le spectateur qui ressent une réelle empathie pour ce trio de pieds-nickelés, brisés par un système social injuste et qui ne s'inquiète guère des difficultés rencontrées par les personnes âgées. Un constat malheureusement très contemporain et la critique du pouvoir des banques sur la société est fort bien mis en avant. Les trois acteurs octogénaires s'embarquent dans des situations rocambolesques et nous font passer un bon moment en leur compagnie. La "préparation physique" de nos braqueurs du dimanche est savoureuse et leur première tentative de jouer les voyous dans une petite supérette vaut son pesant de cacahuètes. Nettement plus jeune, le ténébreux Matt Dillon campe un inspecteur de police désireux de faire la lumière sur le braquage et va tout faire pour démasquer nos trois papys. Entre situations improbables, répliques piquantes et de jolis moments d'émotions (Michael Caine et sa petite fille, Morgan Freeman parfait en papy-gâteau et ému aux larmes quand il parle à sa petite fille via une webcam...), Braquage à l'Ancienne est un remède parfait aux journées moroses et se classera aisément à côté du Space Cowboys de Clint Eastwood

NOTE : 4/6



lundi 22 mai 2017

LIFE - ORIGINE INCONNUE

LIFE - ORIGINE INCONNUE
(Life)

Réalisateur : Daniel Espinosa
Année : 2017
Scénariste : Rhett Reese, Paul Wernick
Pays : Etats-Unis
Genre : Science-fiction
Interdiction : -12 ans
Avec :  Jake Gyllenhaal, Rebecca Ferguson, Ryan Reynolds, Hiroyuki Sanada...


L'HISTOIRE : À bord de la Station Spatiale Internationale, les six membres d’équipage font l’une des plus importantes découvertes de l’histoire de l’humanité : la toute première preuve d’une vie extraterrestre sur Mars. Alors qu’ils approfondissent leurs recherches, leurs expériences vont avoir des conséquences inattendues, et la forme de vie révélée va s’avérer bien plus intelligente que ce qu’ils pensaient…

MON AVIS : La vision de la bande-annonce ne m'avait pas captivé plus que ça. Life affichait clairement ses références avec Alien le Huitième Passager et le scénario n'avait l'air d'être qu'une simple redite du classique de Ridley Scott. Finalement, grand bien m'a pris de laisser une chance à Life car le résultat est franchement bon et le film de Daniel Espinosa se classe facilement dans le Top 5 des "Alien-Like". En gros, Life peut être vu comme la rencontre entre Alien et Gravity. Les séquences se déroulant dans l'espace sont d'une beauté renversante et on se prend à rêver d'être avec l'équipage pour admirer ce spectacle de tous les instants. Surtout que toutes les séquences se déroulant à bord de la station spatiale sont vécues "en apensanteur", ce qui donne un cachet réaliste et original à Life et lui fait gagner des bons points, notamment lors des courses-poursuites entre les membres de l'équipage et la magnifique créature extraterrestre. Le suspense est savamment mis en scène et l’apesanteur en rajoute au niveau du stress et de la tension. Très intéressant dans sa construction et dans ses situations, Life nous met encore une fois en garde contre les expérimentations scientifiques non maîtrisées et cette soif de tout vouloir contrôler, de tout vouloir connaître. Ce qui, au départ, semblait être la découverte du siècle et ne représentait apparemment aucun danger, va rapidement transformer la station spatiale en cimetière orbital. Car cette petite créature, dont la forme n'aurait certainement pas déplu à Lovecraft, va rapidement faire comprendre à l'équipage tout son potentiel de dangerosité, et provoquer chez ces derniers une belle terreur, qui ne tardera pas à contaminer le spectateur lui-même. Ce qui n'était au départ qu'un minuscule micro-organisme va se développer et grandir et une chose est certaine : on n'a vraiment pas envie de se retrouver en sa présence ! Avec sa mise en scène brillante, son casting excellent et parfaitement dirigé, Life surprend et dépasse rapidement son statut d'Alien-Like pour se forger sa propre identité. La menace semble bien réel et on se prend à frissonner si la créature finissait par arriver sur Terre. Une menace que les rares survivants vont tenter d'éviter lors d'un final fort en émotion et en surprises. Film de science-fiction d'excellente facture, bénéficiant d'un rythme nerveux et solide, Life - Origine Inconnue est assurément un film à découvrir séance tenante ! Du recyclage, certes, mais fichtrement efficace !

NOTE : 5/6



samedi 20 mai 2017

ALIEN : COVENANT

ALIEN : COVENANT
(Alien : Covenant)

Réalisateur : Ridley Scott
Année : 2017
Scénariste : Dante Harper, John Logan
Pays : Etats-Unis, Angleterre, Australie, Nouvelle-Zélande
Genre : Science-fiction
Interdiction : -12 ans
Avec : Michael Fassbender, Katherine Waterston, Billy Crudup, Danny McBride...


L'HISTOIRE : Les membres d’équipage du vaisseau Covenant, à destination d’une planète située au fin fond de notre galaxie, découvrent ce qu’ils pensent être un paradis encore vierge. Il s’agit en fait d’un monde sombre et dangereux, cachant une menace terrible. Ils vont tout tenter pour s’échapper...

MON AVIS : Sûrement beaucoup plus vendeur au niveau de son titre, Prometheus 2 devient donc Alien : Covenant, du nom du vaisseau spatial présenté ici et qui parcours l'univers avec à son bord un équipage et 2000 colons. Un voyage spatial qui fait suite à une introduction assez déconcertante mais qui a pour mérite de présenter le véritable enjeu du film, sa véritable thématique : l'origine de la vie, sa création. Le dialogue entre un humain et sa création, David, toujours interprété par Michael Fassbender (qui aura un double-rôle), dans un décor sobre et on ne peut plus épuré, pose les bases de ce que va être Alien : Covenant. Une sorte de relecture du mythe de Frankenstein, dans laquelle on découvre qui est à l'origine de l'existence des Xénomorphes, ces terribles prédateurs qui sont donc nés des suites de multiples expériences que n'auraient pas renié le célèbre docteur cité plus haut. Des réponses, Ridley Scott en livre donc pas mal dans Alien : Covenant, à grands coups de sentences métaphysiques parfois pompeuses mais jamais inintéressantes. Il reprend également quelques thèmes qui ont fait le succès de son chef-d'oeuvre, Alien le Huitième Passager : voyage spatial, équipage en hyper-sommeil, réception d'un message en provenance d'une planète inconnue, exploration de ladite planète par exemple. La vision de la bande-annonce m'avait même fait penser à un remake, c'est dire si les hommages sont frappants et reconnaissables. Pourtant, Alien : Covenant s'extirpe assez habilement de ce côté "remake" et parvient à gagner sa propre identité. Très nihiliste, sombre et violent, Alien : Covenant ne lésine pas sur la violence et "l'accouchement" des petits mais mortels Chestbursters se fait dans la douleur, c'est le moins que l'on puisse dire. Il en va de même pour les attaques de Xénomorphes, parfaitement mises en scène, d'une fluidité parfaite et d'une brutalité exquise. Peu nombreuses toutefois, les spectateurs s'attendant à voir un nouvel Aliens le Retour en seront pour leur frais. Alien : Covenant ne joue clairement pas dans cette catégorie de films fun et bourrin mais préfère prendre son temps, se montre contemplatif et volubile avant de déclencher les hostilités. Le film possède de nombreuses qualités mais aussi des défauts, à commencer par un choix de casting discutable. L'héroïne, interprétée par Katherine Waterston, ne m'a guère convaincu, je l'ai trouvé assez fade. Il y a également pas mal de longueurs, qui m'ont un peu sorti de l'ambiance. Une ambiance pourtant bien travaillée la majeure partie du temps et qui réserve son lot d'émotions fortes. On appréciera l'hommage rendu par Ridley Scott au génial H.R.Giger (décédé en 2014) à travers des croquis et des design de toute beauté. Si la scène de la douche semble sortir tout droit d'un slasher movie et reste discutable dans ce film, le final est par contre remarquable et d'une maîtrise totale. Alien : Covenant semble diviser les spectateurs, de par sa tonalité et son approche. Une approche audacieuse mais qui pourra déstabiliser effectivement. En tout cas, pour ma part, c'est loin d'être le navet annoncé par certains et même si je n'ai pas adhéré à 100% au film, il reste un long métrage de qualité, certes pas parfait, mais largement au dessus de la moyenne. Plus qu'à attendre la suite...

NOTE : 4/6



dimanche 7 mai 2017

LES GARDIENS DE LA GALAXIE 2

LES GARDIENS DE LA GALAXIE 2
(Guardians of the Galaxy Vol. 2)

Réalisateur : James Gunn
Année : 2017
Scénariste : James Gunn
Pays : Etats-Unis
Genre : Science-fiction, Action
Interdiction : /
Avec : Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista, Michael Rooker, Karen Gillan...


L'HISTOIRE : Suite à leur victoire contre Ronan l'Accusateur, les Gardiens de la Galaxie sont missionnés par diverses peuplades afin d'accomplir des missions rémunérées. L'une d'elles, confiée par les Souverains, les amène à protéger de précieuses batteries d'un monstre particulièrement puissant. En échange, les Souverains ont promis de leur livrer Nebula, la sœur de Gamora. Après avoir tué la créature, les Gardiens de la Galaxie prennent congé, mais s'aperçoivent que Rocket a volé les batteries en question, provoquant la fureur des Souverains qui envoient une flotte à leurs trousses. Après une dangereuse course-poursuite, la flotte est mystérieusement détruite et les Gardiens de la Galaxie atterrissent en catastrophe sur la planète Berhert, où ils font la connaissance d'Ego. Ce dernier se présente comme étant le père de Peter Quill...

MON AVIS : En 2014, James Gunn apportait un vent de fraîcheur dans l'univers des adaptations Marvel avec Les Gardiens de la Galaxie. Personnages au look improbable, action, humour et musique 80's rythmaient les aventures de ces super-héros hors norme qui venaient briser la routine et le sérieux des précédents films sortis sur nos écrans. Personnellement, j'ai bien aimé ce premier film mais je n'ai pas non plus été transcendé, la faute à un méchant au look ridicule et sans charisme aucun et à des longueurs qui m'ont un peu ennuyé. Pas de quoi entraver mon enthousiasme à aller voir Les Gardiens de la Galaxie 2 en tout cas. Et bien m'en a pris puisque, de mon propre aveu et de celui de mon fils également, cette suite enterre littéralement son prédécesseur et nous propose un spectacle de tous les instants, prompt à satisfaire petits et grands, fans et novices, cinéphiles et simples amateurs de divertissement. Rien que la première scène introductive nous en met plein la vue, avec de l'action, de l'humour, des effets-spécieux de dingue, de la musique ultra cool et surtout la présentation de celui qui fera chavirer le cœur de tous les spectateurs : Baby Groot. Ce petit personnage sera en effet la véritable star du film, volant la vedette à Peter, Drax, Gamora et même à l'insolent et irrésistible Rocket ! J'imagine déjà le nombre de produits dérivés à l’effigie de Baby Groot qui va se vendre ! Néanmoins, les autres personnages ne sont pas mis à l'écart pour autant et tous apporteront quelque chose à l'histoire, prouvant que James Gunn les aime tous. Outre l'action tonitruante et la déferlante d'effets-spéciaux spectaculaires qui parsèment le film, qui bénéficie en outre d'un rythme et d'une énergie dévastatrice sur sa quasi-totalité, le réalisateur nous offre également quelques séquences émotionnelles qui viennent nous donner le temps de souffler un peu et qui s'avèrent apte à vous faire verser une petite larme, à travers des thèmes intéressants : la paternité et l'absence de la figure paternel pour Peter, la dualité entre sœurs pour Gamora et Nebula entre autres. Ces scènes dialoguées font partie, pour ma part, de ce qu'il y a de mieux dans Les Gardiens de la Galaxie 2. On appréciera le choix de l'acteur Kurt Russell pour interpréter Ego, le père de Peter. Fidèle à l'esprit du premier film, cette suite ne lésine pas non plus sur les répliques pas piqués des hannetons et on rit beaucoup dans le film, peut être même trop parfois, notamment quand une blague balourde vient conclure une scène plus dramatique. Mais ce n'est qu'un détail. Ultra fun, bénéficiant d'une mise en scène parfaitement calibré, d'un lot de séquences admirables (la flèche magique de Yondu et les ravages qu'elle commet), de caméos touchants (Stallone dans le rôle de Stakar Vaughn, alias StarHawk, membre des Gardiens de la Galaxie dans le comic), de personnages vraiment bien développés et de savoureux dialogues, Les Gardiens de la Galaxie 2 est un blockbuster cinq étoiles qui donne la banane et procure bien du plaisir. Vivement la suite !

NOTE : 5/6